Conférenciers

Les conférenciers


Laurent Bègue

Laurent Bègue

Professeur de psychologie sociale, Université Grenoble Alpes

Violences et systèmes cognitifs

Résumé (à venir)

OUVRAGES :

Bègue, L. (2014). Drogues, alcool et agression. L’équation chimique et sociale de la violence. Paris : Dunod.

Bègue, L. (2011). Psychologie du bien et du mal. Paris : Odile Jacob.

Bègue, L. (2010). L’agression humaine. Paris : Dunod.


Féthi Bensalma

Fethi Benslama

Professeur de psychopathologie clinique, université Paris Diderot, Psychanalyste

La radicalisation comme menace et comme symptôme

Résumé (à venir)

OUVRAGES :

Benslama, F. (2016). Un furieux désir de sacrifice : Le surmusulman. Paris : Seuil

Benslama, F. (2015). L’idéal et la cruauté : Subjectivité et politique de la radicalisation : Nouvelles Éditions Lignes.

Benslama, F. (2014). La guerre des subjectivités en Islam. Paris : Nouvelles Éditions Lignes.

Benslama, F. (2011). Déclaration d’insoumission : A l’usage des musulmans et de ceux qui ne le sont pas. Paris : Flammarion.

Benslama, F. (2011). Soudain la révolution ! : De la Tunisie au monde arabe : la signification d’un soulèvement. Paris : Denoël.

Benslama, F. (2002). La psychanalyse à l’épreuve de l’islam. Paris : Flammarion.

Benslama F & Tazi N. (1998) La virilité en Islam, La Tour d’Aigues : Édition de l’Aube.

Benslama F. (1994) Une fiction troublante, La Tour d’Aigues : Éditions de l’Aube.

Benslama F. (1988) La nuit brisée, Paris, Ramsay.


Roland-Ramzi GEADAH

Roland-Ramzi GEADAH

Psychologue et historien spécialisé dans la recherche juridique et interculturelle, enseignant universitaire de philosophie morale et directeur du C.I.C.E.R.F. (Champs-sur-Marne).

Dédale et Heinz devant la tour de l’esthète
Défis actuels et embarras éthiques en psychologie

Au-delà de la précision d’aspects éthiques inhérents à la réflexion en général, s’impose a priori dans nos démocraties occidentales un éventuel conflit entre la morale et l’appréciation clinique d’une part, entre celle-ci et le droit, de l’autre. Comme d’autres professionnels, les psychologues se trouvent ainsi confrontés, assez souvent, à un choix plus ou moins «cornélien» dont les critères varient au gré des circonstances et des interlocuteurs. Conceptuelle ou pragmatique, telle tâche scelle en fait l’engagement susceptible d’affecter tant les formes de vie en société que la profession et son aura dans l’espace public, lui-même tributaire des efforts pour la sauvegarde de la dignité des consultants et plus largement des droits de l’Homme.

Chemin faisant, s’instaure un débat très probable entre légitimité et légalité. Susceptible d’ébranler les consciences, il percute les savoirs puis place l’action au-delà des règles déontologiques et des aspirations au bien-être d’un patient-client. Il nous oblige à affiner du point de vue des dynamiques psychiques des notions et des positions actives sous-tendant certaines prescriptions légales (2). Au même titre que la constitution de comités d’éthique ou la participation à ces derniers, il nous pousse à ré-examiner nos conditions d’intervention – que ce soit dans le cadre de la clinique, dans celui de la recherche ou dans celui de la formation (3).
En fait, pus concrètement, nous sommes sollicités par nos contemporains comme acteurs d’un monde en mutation très rapide, résolument inventif et fortement attiré par diverses idéologies communautaires ou dubitatives face à l’héritage des Lumières. Sont ainsi réclamées beaucoup plus fortement qu’avant :

  • une rassurance face aux conséquences du développement de la technologie et des savoirs en sciences humaines, englobant des appréciations relatives aux adaptations, aux « dys », aux « souffrances identitaires », aux «surdoués» et aux réussites ;
  • une définition d’une certaine normalisation ;
  • des maîtrises thérapeutiques d’addictions dont la liste ne cesse de s’allonger ;
  • des explications psychologiques rationnelles d’une barbarie déferlante, assorties de méthodes de « prise en charge » des « repenti(e)s» ;
  • une homologation de méthodes psychopédagogiques censées réduire des souffrances liées à des vulnérabilités particulières ou garantir l’éveil de la citoyenneté et les aléas du « vivre ensemble », etc.

Comment ignorer en outre les profonds espoirs – projetés sur notre discipline – de « déradicalisation » ou de pacification de groupes désinvoltes ou carrément insurgés ?…. Que dire aussi du fréquent silence des psychologues face à des modes supposées contribuer à un certain bien-être mais qui pourraient se révéler contraire à « l’intérêt » psychique du mineur ?

À travers des pistes multi référentielles, le conférencier insistera surtout sur les implications des (dés)engagements des psychologues face à des défis et des revendications protéiformes. Il proposera des critères d’éventuelle détermination éthique. En relevant par moments des contradictions ou des insuffisances dans des formulations conceptuelles et des modalités d’intervention, il s’attachera à examiner les modes de sauvegarde de l’humain sous-tendant la réputation d’une profession hautement significative des tribulations et des aspirations d’une société apparemment perturbée.

(1) Avec leur cortège de développement durable, d’éthique de la discussion, de justice sociale, de reconnaissance, de solidarité, de droits des usagers ou des patients, de bioéthique….

(2) Dont notamment les modalités de confidentialité cliniquement requise et d’intervention auprès des mineurs.

(3) Où d’aucuns résistent peu à la tentation de d’expertise autoproclamée !

(4) Songer ici aux besoins de reconnaissance allant de la psychologie victimaire aux exigences d’inscription dans des registres ancestraux salvateurs. Ce qui n’est pas sans appeler, d’un autre bord, des vœux d’intégration socioculturelle, de lutte contre la délinquance ou la définition psychosociologique d’écarts plus ou moins tolérables, etc.

OUVRAGES :

Rolland-Ramzi, G. (1981). Les Mères célibataires démunies : Modes d’aide psychologique, sociale et institutionnelle (La Vie de l’enfant). Paris : ESF


Daniel Mellier

Daniel Mellier

Professeur émérite de psychologie du développement de l’enfant, Université de Rouen Normandie.

Éducation inclusive et technologie numérique :
Les psychologues au cœur de l’innovation

L’avancée de cadres législatifs et d’innovations industrielles exposent les psychologues à des questions culturelles et à des situations de crises vécues par les parents, les enseignants, les enfants, et eux-mêmes. La question des changements induits par l’éducation inclusive des enfants en situation de handicap constitue un exemple singulier et majeur de cette problématique. Ces changements pourraient être en partie facilités par les usages des technologies numériques. Or les institutions scolaires et universitaires n’exploitent qu’en partie ces nouveautés pour optimiser l’accessibilité à tout et pour tous, et souvent en négligeant les dimensions psychologiques.

Après un bref état des lieux pour définir le contexte de la réflexion, nous défendrons que les psychologues ont urgemment à faire reconnaître leurs compétences d’une part pour démédicaliser la compréhension des situations de handicap, d’autre part pour apporter le point de vue de l’utilisateur dans les usages du numérique et des outils de réalité virtuelle. Nous insisterons sur leur rôle crucial pour alerter les institutions, les familles, les professionnels de l’éducation et les enfants sur les usages des technologies, notamment selon les situations de handicap.

OUVRAGES :

Mellier, D., Bensalah, L. (2011) Des enjeux nouveaux et futurs dans l’étude développementale des interactions. In G. Chasseigne & L. Bensalah (Eds.) Apprentissage et interactions sociales. Reims : Editions Publibook Université

Mellier, D. (2011). Le développement de l’enfant né prématuré. Marseille : Solal.

Mellier, D. Lehalle, H. (2013). Psychologie du développement – Enfance et adolescence – Cours et exercices. Paris : Dunod.

Mellier, D. (2013). Les enfants nés avant. Enfance, 1, numéro thématique

Chanoni, E., Mellier, D., Rovira, K., Brun, P. (2013). Points de vue des enfants de moins de 6 ans sur la vie à l’école d’un camarade handicapé : adaptation des méthodes de « focus groupes » et des « photographies commentées ». In S. Le Sourn- Bissaoui, G. Le Maner-Idrissi, V. Dardier, E. Bonjour (sous la direction de), Développement et variabilités (pp.141-154), Rennes : PUR

Mellier, D., Sorin, A-L., Chanoni, E. (2015). La photographie commentée comme support à l’entretien avec le jeune enfant. In Diane Bedouin et Régine Scelles (Eds). S’exprimer et se faire comprendre : Entretiens et situations de handicap (pp. 95-105). Paris: Eres, coll Connaissance de la Diversité.

Mellier, D. (2014). Les méthodes de comparaison dans le champ des déficiences intellectuelles. In G. Petitpierre & Brit-Marie Martini-Willemin (eds). Méthodes de recherche dans le champ de la déficience intellectuelle : nouvelles postures et nouvelles modalités. Berne : Peter Lang (pp.17-55).


Lisa Ouss

Lisa Ouss

Pédopsychiatre à l’hôpital Necker enfants malades – Paris, Docteur en psychologie.

Des neurosciences à la psychanalyse :
no man’s land, opportunités, ou complémentarisme ?

Résumé (à venir)

OUVRAGES :

Lachal, C. & Ouss, L.& Moro, MR. (2003). Comprendre et soigner le trauma en situation humanitaire. Paris : Dunod